Partie 1 : Mon Ami le Punk

OZ (photographié par Valérie James)
J’ai rencontré Olivier vers 1992, au sortir du lycée. Lui, venait de jouer la comédie dans un beau court-métrage de la lycéenne et future vidéaste, Laetitia Weimann. Moi, je commençais à bosser comme intervenant sur les films des bacheliers de la session 92 du lycée Lapérouse. Depuis Olivier, a fait quelques petites apparitions dans des courts métrages comme « Le complexe local » en 2005 aux côtés de Denis Pourawa, ainsi que pour un petit hommage à Jacques Tati, dans « Pas sans les autres » de Roland Rossero, en 2009 (visionnable sur tatele.nc).
A l’époque, OZ (Olivier Oswald), c’était un peu, le grand frère punk. Je me souviens que nos discussions tournaient souvent autours de la musique, de la drogue et des femmes. On était punk et on aimait la bière…Et les Garçons Bouchers chantaient « La bière, c’est plus fort que si c’était mon frère… »…
Puis, alors que moi, je me créais mon idée du cinéma, OZ travaillait la photographie argentique. Mais on ne parlait pas trop de nos passions, entre nous. Elles étaient à nous, c’est tout…
Et avec l’âge, on a suivi nos chemins, avec des heurts parfois, car un Punk (« un détritus »), ça essaye toutes sortes de chemins… Puis les Punks, on le sait, ont toujours étés de « tendres voyous », des « enfants loups » ou encore des gosses blessés. En tout cas, 20 ans après, nous en sommes là…
Mais, on s’en foutait, à l’époque…
Puis, on gardait toujours un œil sur nos passions.
Qui ont fini par devenir nos métiers…
Et OZ a créé son entreprise.
Partie 2 : Le Photographe

Son premier appareil photo, il l’a eu à l’âge de 8 ans. Et il mitraille encore aujourd’hui, la quarantaine passée…
OZ est donc, un vrai autodidacte. Il s’est fait tout seul, comme on dit…Je l’ai même vu, des fois, le nez plongé dans des bouquins sur les techniques de la photographie. L’image fixe, il connaît. C’est pourquoi, depuis quelques temps, il a découvert un autre amour : l’image en mouvement…
Puis Calédonien de souche (un cocktail de métissage), Olivier adore son Pays. C’est ainsi que les paysages ont une grande part d’intérêt dans ses shoots.

Mais son troisième œil aime aussi beaucoup capter les jeux de lumières et de mouvements lors de spectacles et de concerts. Des concerts de rock surtout, allez savoir pourquoi, pour cet ex-jeune keupon…

La Grande Sophie
En 1999, il a créé son studio. Dans sa chambre…
Depuis, il va plus loin…
Paysages, modèles, mariages, soirées, évènementiels en tous genres et autres tournois sportifs…
Il bosse pour le Gratuit depuis une dizaine d’années. Vous pouvez d’ailleurs le voir au volent d’une ancienne voiture de fonction qu’il a rachetée, le coude au vent, et le regard aux aguets : de l’insolite à shooter ?
Il donne aussi des cours.
Il gravite autours de la plupart des lieux culturels nouméens et autres, captant un regard ou une émotion d’artistes sur scène.

Pour ma part, je le considère comme l’un des meilleurs photographes de scènes, dans la mouvance d’un Eric Dell’Erba ou d’un Marc Le Chélard.
Un Monsieur-(pas comme)-Tout-le-Monde, qui s’est fait tout seul et qui s’est imposé sur un terrain, laissant sa marque un peu partout…
Je lui rend, ici, un hommage, que je pense, mérité.
