Chapitre Poésie par Lilas Conuts le 4 février 2010

Sans titre

 

 Ouano

 

 

Roulant sans but précis sur chemins campagnards

Loin du bruit de la ville et du béton blafard

Elles s’étaient égarées par un heureux hasard

Sur une petite plage au bout de nulle-part

 

Le sable n’était pas blanc, le peu d’eau pas très clair,

La bande d’herbe rêche pas très hospitalière,

Et la marée montante commençait à lécher

Les racines tourmentées de vieux palétuviers

 

Est-ce l’odeur suave des mangues ouvertes au sol

Ou l’absence totale de stupides parasols ?

Est-ce l’envoûtement du clapotis de l’eau

Ou le simple besoin de décharger fardeau ?

Un regard leur suffit et d’un commun élan

Elles jetèrent leur corps dans le grand océan

 

Jambes et bras en croix sur matrice éternelle

Ondoyant côte à côte en plus simple appareil

Fœtus intemporels, échange fusionnel

Les belles s’évadèrent entre mer et soleil.

 

Lilas Conuts



Y'a d'l'Echo ?
BoSS U le 5 février 2010 a 12:51 #

J’aime bien ce texte et l’idée de la baignade dans le plus simple appareil :)
Par contre si je peux me permettre à ouano on se baigne dans le lagon, c’est pas tout à fait l’océan… Mais c’était juste histoire de pinailler.
En tout cas je me suis inquiété hier en voyant la photo du jeudi arrivée de ne pas la voir précédée par son désormais indispensable poème

Lilas Conuts le 5 février 2010 a 13:08 #

« Lagon » rime assez mal avec « élan » sauf avec l’accent d’ici :) ,puis c’est un lagon de l’océan non ?
J’aime bien contre pinailler …
Quand au retard sur mon horaire habituel, il est simplement dû à une soirée très/trop bien arrosée !

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