Chapitre ‘Ciné’

Chapitre Ciné par BoSS U le 1 septembre 2010

 

Le 2 septembre, Ânûû-rû Âboro et la F.O.L. présentent :

Le FOL’ écran – Film documentaire

« Des hommes »

Prix spécial du jury Ânûû-rû âboro 2009

Belgique : 70 minutes, 2008, VOF

Réalisation : Khristine Gillard

Bruxelles, gare du Nord, un quartier populaire en continuelle mutation, un monde de labeur où des hommes, dans le vacarme incessant des machines, élèvent des tours de verre anonymes et façonnent le nouveau visage d’une capitale européenne. À côté, à quelques rues de là, étranger au clinquant d’une certaine modernité, persiste un monde de prostitution où des femmes s’exposent en vitrine. Une femme parle d’un homme. Cet homme est aussi un client. Une envie de toucher délicatement ce quotidien effacé derrière le néon, la routine, la tendresse, le désir, l’attente, le banal, quelque chose de l’intime.

Alors que le thème de la prostitution n’est pas simple à aborder, la réalisatrice nous offre un film subtil et très pudique.

Le jeudi 2 septembre 2010 à 18h30 à la FOL



Chapitre Ciné par BoSS U le 3 août 2010

Le 5 août

Ânûû-rû Âboro et la F.O.L. présentent :

« Los Herederos » (Les Héritiers)

Mexique : 90 minutes, 2008, VOSTF

Réalisation : Eugenio Polgovsky

L’écran est noir. Au son, une berceuse. Puis vient l’image : des enfants courant dans la forêt, passant un gué… Une image ambiguë : est-ce encore un jeu ou juste une bande d’enfants rentrant chez eux après le travail ? Dans tout le film il ne sera question que d’enfants au travail. Partout la scène est la même : des enfants qui emboîtent le pas aux adultes, pas de différence, la charge de travail est la même. Le réalisateur montre à tous les degrés de la vie un même asservissement au travail, à la lutte contre la faim et la misère, une destinée immuable. La jolie berceuse du début résonne alors différemment…

C’est un sujet fort, avec de magnifiques images et prises de vues. Des vies laborieuses et difficiles sont filmées sans misérabilisme, avec justesse.

Le jeudi 5 août 2010 à 18h30



Chapitre Ciné par BoSS U le 21 juillet 2010

En partenariat avec la FOL et Les Nouvelles Calédoniennes,

EPLP

propose deux projections du film de Coline Serreau (sortie nationale 7 avril 2010)

jeudi 22 juillet et samedi 24 juillet

à 18 heures à la FOL (500F, billetterie sur place)

Synopsis

« Les films d’alertes et catastrophistes ont été tournés, ils ont eu leur utilité, mais maintenant il faut montrer qu’il existe des solutions, faire entendre les réflexions des paysans, des philosophes et économistes qui, tout en expliquant pourquoi notre modèle de société s’est embourbé dans la crise écologique, financière et politique que nous connaissons, inventent et expérimentent des alternatives. » Coline Serreau, réalisatrice

Durée 1 h 53. Bande annonce

Dépassant la simple dénonciation d’un système agricole perverti par une volonté de croissance irraisonnée, Coline Serreau nous invite dans « Solutions locales pour un désordre global » à découvrir de nouveaux systèmes de production agricole, des pratiques qui fonctionnent, réparent les dégâts et proposent une vie et une santé améliorées en garantissant une sécurité alimentaire pérenne. Caméra au poing, Coline Serreau a parcouru le monde pendant près de trois ans à la rencontre de femmes et d’hommes de terrain, penseurs et économistes, qui expérimentent localement, avec succès, des solutions pour panser les plaies d’une terre trop longtemps maltraitée.

Pierre Rabhi, Claude et Lydia Bourguignon, les paysans sans terre du Brésil, Kokopelli en Inde, M. Antoniets en Ukraine… tour à tour drôles et émouvants, combatifs et inspirés, ils sont ces résistants, ces amoureux de la terre, dont le documentaire de Coline Serreau porte la voix. Cette série d’entretiens d’une incroyable concordance prouve un autre possible : une réponse concrète aux défis écologiques et plus largement à la crise de civilisation que nous traversons.



Chapitre Ciné par RassKass Rouge le 30 juin 2010

J’arrive  à l’instant de La Foa où se déroule actuellement le 12ème Festival international du film, présidé cette année par Zabou Breitman.

Comme à mon habitude, maintenant, quand je sors, je ramène avec moi quelques jeunes inscrits au Parcours de Découverte Culturelle.

Cette fois-ci, une dizaine de jeunes issus du Nord de la province Sud.

Nous avons pu assister à la projection des films calédoniens du concours Groupama et, comme je n’ai pas de film en compétition, je vais pouvoir dire ce que je pense des films des autres :

Le premier film projeté était « Vie » de Jeanne Vassard.

Une fable lunatique, une route et une malle.

Une rencontre entre un héro lunaire et une secrétaire dépressive racontée de manière poétique mais un peu longue.

Le principal défaut du film est son rythme un peu trop lent, sinon,  il est  bien joué et a surtout une B.O.F, de Steev Maka.L, magnifique.

J’ai un petit faible pour ce film, on dirais un peu mon cinéma, même décors, même perso sortie d’un rêve….

« Manous » de Malicia est un très beau film et je ne dis pas ça parce qu’il à été entièrement tourné au Mont-Mou, mais surtout pour ses couleurs contrastées.

C’est l’histoire d’une gueule de bois et d’un voisin qui prépare son arbre à mort.

Le texte est très bon et les acteurs convaincants. Le mixage son est son gros point faible.

« Starter » de Christophe Gorin est un OVNI, une comédie loufoque qui dès le très bon générique de début nous entraine dans une histoire surréaliste et pleine d’effets spéciaux. Des triplés font des courses auto et le plus « benêt » des frères fait le starter, celui qui agite les drapeaux pour le départ. Un petit côté Forest Gump.

La réalisation est efficace, le triple acteur assume parfaitement ses rôles.

Ce film ne pêche que par son scénario, un peu trop extravagant pour moi.

« Winchester » d’Aline Da Silva. Un western moderne au moyens techniques impressionnants. C’est un film de passionné de cinéma très efficace.

Le public rit, les décors sont magnifiques. On ressent les références et les hommages qui transpirent du film avec en vrac Clint Eastwood, la Vérité si je mens, Rio grande, Un singe en hiver, la série des gendarmes avec De Funès, Bertrand Blier…

Seule la scène d’après générique m’a parue de trop.

Par suite de problème technique, nous n’avons pas vu « Pour Marie » d’Olivier Gresse et c’est bien dommage car aux vues des quelques photos du tournage, il y a l’air d’avoir une lumière splendide. C’est tout ce que je sais de ce film, sinon qu’il est en costumes.

En revanche, ce problème technique me permet d’aborder un point qui m’énerve vraiment.

Les projections sont moches ( et je ne critique évidement pas le travail de Trapart Crêteux). Le vidéo projecteur doit être trop vieux. Il donne une image verte. On est dans une salle de classe, mal assis et le son non plus n’est pas au top.

Je trouve que c’est gâcher car c’est la seule projection publique des films.

Le Festival nous encourage à faire des films, il y a maintenant du bon matos et de très bon techniciens. Tout ça pour ne projeter les films qu’une fois, dans de mauvaises conditions.

Stop, il faut que ça change. Nous, on veut des projections en plein air, dans la salle de ciné ou dans toutes les maisons de quartier pour mettre en valeur le travail effectué.

- ATTENTION SPOILER -

je vous livre les résultats en avant première

(du moins ceux issus d’un groupe de 9 jeunes qui ne vont jamais au cinéma et qui normalement ne peuvent pas voter, ainsi que mon propre avis qui ne compte pas !)

Tous les jeunes ont voté et…

le winner of ze festival of La Foa is :

« Winchester » à l’unanimité

« Manous » en deuxième

(il manque « Pour Marie »)

Meilleur acteur: j’hésite entre le vieux de « Winchester » qui a une sacré tronche et le triplé de « Starter ».

meilleur B.O.F: Steev Maka.L pour « Vie »

meilleur montage : « Manous »

meilleur scénario : « Manous »

meilleur lumière : impossible a dire vu la qualité de l’image de projection

plus grosse prod : « Winchester »

pour ceux qui ont vu les films, on peut en débattre dans les coms’

Après ces festivités, je suis rentré sous l’éclipse et ai rencontré les douaniers, comme à chaque fois que je reviens de la Foa, je suis sûr qu’on finira par sympathiser…