Chapitre ‘Nouvelles 2 Kalenaky’

Chapitre Nouvelles 2 Kalenaky par Trapard Creteux le 20 août 2010

Ce soir, Le Cri du Cagou s’est rendu au Haussariat de Nouvelle Calédonie, où l’écrivain Frédéric Ohlen

s’est vu remettre, par M. Yves Dassonville, la médaille de Chevalier des Arts et des Lettres.

Nous vous proposons à la lecture le discours de remerciements de M. Ohlen qui fut très apprécié.

DISCOURS

prononcé le 19 août 2010

à l’occasion de la remise des insignes de chevalier des Arts et des Lettres

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Mesdames et Messieurs,

Chers amis,

Si je reçois cet honneur ce soir, c’est d’abord et avant tout pour rendre

hommage à toutes celles et à tous ceux qui ont rendu possible ma présence

ici. Je souhaite donc dédier cet insigne à cette longue liste d’hommes et

de femmes, au premier rang desquels je place ma famille, mes parents, mon

père disparu, ma mère qui, la première, m’apprit à relier les lettres aux

lettres et les êtres aux êtres, mais aussi à tous ces professeurs, à tous

ces auteurs, à toutes ces rencontres qui m’ont nourri, aidé, inspiré. Il

est plusieurs façons de naître puis de grandir. Lire et écrire en font

partie.

Je souhaite aussi dédier cette médaille à la Maison du Livre de la

Nouvelle-Calédonie, ainsi qu’à cette terre qui m’a tant donné, à son

peuple qui m’a toujours aimé, respecté, accueilli. Je n’oublie pas non

plus tout ce que ma famille paternelle, allemande d’origine, française

depuis un siècle et plus, doit à la France, celle de Verlaine et d’Hugo,

celle de Waya Gorodé et de Raymond Lacroix, celle d’Apollinaire Anova et

de Jean Mariotti, — pas celle des bagnes ni de l’Oubli.


Alors que je suis là debout à vous regarder, il me revient en un éclair le

souvenir de mon premier livre, lu à cinq ans, d’un trait, comme un défi.

Mémoires d’un âne. Vous souriez… et vous avez raison ! Il va de soi que

cette lecture était, à bien des titres, prémonitoire ! Car, à vous voir

résumer mon parcours, Monsieur le haut-commissaire, je ressens comme une

étrange impression de dédoublement. Cette vie est-elle vraiment la mienne

? N’aurais-je pas pu la vivre autrement ? Prendre un autre chemin ?

Consacrer mes forces à autre chose ou à quelqu’un ?

Oui, peut-être, mais une petite voix me souffle que cette identité, mieux

cette fraternité, que j’ai tant cherchée, n’était pas dans l’affirmation

de ma différence. Elle était bien dans le choix de la respiration et de

l’action pour témoigner de la beauté du monde, pour que, pas à pas,

l’écoute finisse par effacer le mépris.

Les mots n’ont pas ce pouvoir, nous dit-on. Cet arc de sang qu’on appelle

un texte, rien ne sert de le tendre. Pourtant, certains mots volent

au-devant de nous et, l’espace d’un battement de cils, nous libèrent de la

misère et de la peur. Certains nous permettent de comprendre. Comprendre.

Prendre avec soi jusqu’au frisson, pour pouvoir ensemble, entre la terre

noire et le rêve, ouvrir les mains, voir et nous voir. Parfois, au cœur du

tumulte, se crée assez de silence pour entendre ce qui n’est pas dit.

Alors tout devient possible : la vie prend du sens et, de toutes parts, la

lumière jaillit.


N’est-ce pas là, justement, le pari de tout art et de toute littérature :

se rencontrer enfin, au bord du monde, au bord des mots, au bord des

livres, pour que le savoir remplace l’ignorance et la joie du partage le

goût de la domination ?


Et si mes mots ressemblent à la vie,

S’ils ont à voir avec la Justice,

S’ils ont à voir avec le bonheur,

S’ils savent semer et sourire,

Tel un navire qui sait réunir les rives,

Alors seulement, j’aurai réussi.

Je vous remercie.

Frédéric Ohlen




Chapitre Nouvelles 2 Kalenaky par BoSS U le 18 août 2010

Suite du Numéro de « Parole » le journal d’information du sénat coutumier sur le 1er congrès de la jeunesse kanak à la tribu de Bangou, Païta, pays Djubea Kapone.

Le discours du président du sénat coutumier.

Synthèse (1ère partie)

Synthèse (2ème partie)

les recommandations (Partie I)

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LES RECOMMANDATIONS (Partie II)

Recommandation n° 11 :

Informer les jeunes kanak sur l’Accord de Nouméa notamment en ce qui concerne la Citoyenneté de manière à ce qu’ils puissent s’émanciper à tous les niveaux : économique, politique, social et culturel.

Donner pleinement la place aux jeunes kanak dans la mise en oeuvre de l’Accord de Nouméa pour un Rééquilibrage effectif dans tout le pays. Sensibiliser les jeunes kanak à leurs droits et à leurs devoirs de citoyens (notamment concernant le vote) afin qu’ils puissent se les approprier, les utiliser et les remplir efficacement pour la construction de la citoyenneté du pays.

Recommandation n° 12 :

Mettre en place des comités pour la prévention contre les comportements à risque (alcool, tabac, cannabis, kava, suicide) et développer des outils adéquats qui parlent aux jeunes afin de protéger davantage les jeunes contre les effets néfastes de ces fléaux de société.

Former plus de personnel local dans le domaine du social et de la santé car ils connaissent davantage les réalités socio-culturelles des jeunes kanak.

Recommandation n° 13 :

Favoriser en premier lieu la formation et l’emploi des jeunes kanak par rapport à la jeunesse immigrée des autres territoires et pays d’Outre-Mer.

Utiliser davantage les dispositifs d’aides à la formation aussi bien continue que professionnelle

mis à la disposition des jeunes afin de favoriser l’insertion professionnelle des jeunes kanak dans tout le pays.

Recommandation n° 14 :

Développer davantage de projets en milieu communautaire pour les jeunes et les valoriser afin que la jeunesse kanak puisse contribuer pleinement au développement économique, social et culturel de leurs tribus.

Soutenir et encourager davantage les jeunes pour le développement en terres coutumières par les autorités coutumières.

Poursuivre le cadastre coutumier de manière à bien asseoir les clans et les familles de façon durable pour que les jeunes se sentent bien sur le plan identitaire et s’investissent davantage dans le développement de leurs milieux.

Recommandation n° 15 :

Renforcer l’éducation parentale par des moyens adéquats pour le renforcement de l’identité, la transmission des valeurs et des savoir-faire traditionnels et le bien-être affectif et psychologique des jeunes.

Renforcer le respect chez les jeunes à travers l’éducation parentale et l’éducation coutumière.

Recommandation n° 16 :

Prendre en compte la médecine traditionnelle dans les hôpitaux afin de développer une complémentarité ente la médecine conventionnelle et la médecine kanak dans les soins apportés à la population kanak.

Recommandation n° 17 :

Favoriser une meilleure réussite scolaire des jeunes kanak en mettant en place le soutien scolaire là où il n’existe pas en faisant pleinement contribuer les parents et les jeunes.

Transformer certains savoirs indigènes en connaissances transmissibles dans le système scolaire de manière à ce que le jeune ne se sente pas en rupture avec sa culture à l’école.

Enseigner toutes les étapes de l’histoire kanak du pays à partir de l’école primaire de manière à ce que les jeunes kanak puissent s’approprier l’histoire de leur peuple pour mieux appréhender celle des autres.

S’inspirer de l’enseignement des EPK et des méthodes pédagogiques des MFR qui ont su réellement prendre en compte la Culture Kanak dans tous ses aspects (symboliques, mythiques, imaginaires et réels).

Former davantage d’enseignants pour enseigner les langues vernaculaires.

Rendre obligatoire dans les écoles, les collèges et les lycées trois langues kanak dans le cursus au même titre que les autres langues enseignées.

Favoriser des rencontres formalisées des cultures entre ethnies dans les établissements scolaires.

Former les enseignants du primaire et du secondaire à la connaissance de la Culture Kanak et des autres cultures présentes dans le pays de manière à ce qu’ils puissent mieux comprendre, communiquer et partager avec leurs élèves.

Améliorer les services d’orientation pour mieux informer les jeunes sur leur orientation scolaire en fonction du développement du pays.

Créer plus de structures d’accueil pour les jeunes qui sont scolarisés loin de leur commune de résidence de manière à leur donner de bonnes conditions de travail pour la réussite dans les études.

Recommandation n° 18 :

Eradiquer la stigmatisation des jeunes kanak par les médias, la police et la gendarmerie.

Eradiquer toutes les formes de racisme et de discriminations envers les jeunes kanak à l’école et dans les espaces publics.

Accorder l’égalité des chances aux jeunes kanak dans tous les aspects du développement et veiller à ce que ce principe soit réellement appliqué.

Veillez à l’égalité des droits et au respect de la dignité des jeunes kanak à tous les niveaux de la société et dans tous les domaines (public et privé).

Recommandation n° 19 :

Former les jeunes à la prise de décision et à la bonne gouvernance de manière à les préparer à une gestion efficace des espaces décisionnels.

Recommandation n° 20 :

Favoriser la rencontre et le partage entre les jeunes des différentes cultures du pays à travers des dialogues et des échanges constructifs.

Encourager le respect des jeunes entre eux, envers les institutions, les autorités coutumières, les parents et la société civile.



Chapitre Nouvelles 2 Kalenaky par BoSS U le 16 août 2010

Suite du Numéro de « Parole » le journal d’information du sénat coutumier sur le 1er congrès de la jeunesse kanak à la tribu de Bangou, Païta, pays Djubea Kapone.

Le discours du président du sénat coutumier.

Synthèse (1ère partie)

Synthèse (2ème partie)

Voici maintenant les recommandations

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LES RECOMMANDATIONS (Partie I)

Recommandation n°1 :

Mise en place des Conseils de la Jeunesse Kanak dans les 8 Aires afin que les jeunes puissent réfléchir et débattre sur des sujets les concernant, faire des propositions et mener des actions spécifiques en vue de l’amélioration de leur situation.

Permettre une organisation de la jeunesse depuis l’instance coutumière maternelle (le clan, le conseil des chefs de clans, le conseil de district) pour favoriser la mise en place de ces conseils de la Jeunesse Kanak au niveau des Aires coutumières.

Recommandation n° 2 :

Mise en place du Conseil de la Jeunesse Kanak de Nouvelle-Calédonie, organe qui représentera la Jeunesse Kanak au niveau local, régional et international.

Recommandation n° 3 :

Organiser les congrès de la Jeunesse Kanak dans chaque Aire tous les ans de manière à pouvoir mesurer les progrès réalisés au titre des actions menées par les conseils de la Jeunesse Kanak dans les Aires.

Recommandation n° 4 :

Organiser un Congrès de la Jeunesse Kanak du pays tous les 2 ans afin d’évaluer les progrès réalisés dans l’ensemble des Aires du pays au titre de la mise en œuvre du Plan Stratégique d’Action (2010-2014) de la Politique de la Jeunesse Kanak de Nouvelle-Calédonie.

Recommandation n° 4 :

Créer des Maisons de Jeunes dans les villages et les tribus afin mettre à la disposition des jeunes kanak les espaces nécessaires à la mise en œuvre d’actions spécifiques en relation avec leurs réalités coutumières, culturelles, sociales et économiques.

Recommandation n° 6 :

Créer un Foyer Culturel Kanak à Nouméa pour permette aux Jeunes kanak des quartiers de se retrouver et de travailler autour des projets socio-culturels visant à développer le dialogue intergénérationnel entre les vieux et les jeunes sur les questions en relation avec la Coutume, l’organisation sociale de la société kanak et son fonctionnement ainsi qu’avec l’histoire kanak dans tous ses aspects (politique, social, religieux, culturel…).

Recommandation n° 7 :

Favoriser la pleine participation de la jeunesse kanak au sein des Conseils Coutumiers d’Aires et au sein du Sénat Coutumier afin de permettre aux jeunes kanak d’apporter leurs visions, leurs idées et leurs propositions dans les espaces décisionnels coutumiers.

Recommandation n° 8 :

Réfléchir à la mise en place d’une Ecole de la Coutume afin que les Jeunes puissent mieux s’approprier les fondamentaux, les valeurs, les traditions et les savoir-faire de la Coutume et les respecter.

Mise en place de formations sur la Culture Kanak pour les jeunes.

Recommandation n° 9 :

Favoriser le jumelage entre les tribus du pays afin de permettre aux jeunes kanak de développer des échanges sur le plan culturel, social, économique et religieux et de mieux se connaître.

Recommandation n° 10 :

Réinstaurer la police coutumière pour le bon fonctionnement des tribus en faisant participer les jeunes dans son application.

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Chapitre Nouvelles 2 Kalenaky par BoSS U le 11 août 2010

Suite du Numéro de « Parole » le journal d’information du sénat coutumier sur le 1er congrès de la jeunesse kanak à la tribu de Bangou, Païta, pays Djubea Kapone.

Le discours du président du sénat coutumier.

Synthèse (1ère partie)

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La synthèse (seconde partie)

L’objectif du premier Congrès de la Jeunesse Kanak était de rassembler des jeunes kanak des huit aires coutumières de Nouvelle-Calédonie, de leur donner la parole pour débattre et échanger sur des sujets de préoccupations qui les concernent, et émettre des propositions pour l’amélioration de leur situation.

Mobilité

La mobilité en milieu kanak (déplacement des jeunes en groupes) s’organise en fonction de l’espace, des activités sociales et coutumières que les jeunes ont à remplir du point de vue de leurs rôles communautaires. Cela revêt un caractère et un sens social dans l’équilibre de la société kanak. Cette mobilité des jeunes kanak en groupes au centre ville pose problème et devient suspecte dès lors que leurs regroupements attisent de la crainte. En effet, la suspicion crée l’insécurité et favorise la stigmatisation des jeunes kanak par la police et par la gendarmerie.

L’impact des médias accentue cette stigmatisation de la jeunesse Kanak qui vit en ville. Cela donne une image négative qui s’étend à tous les jeunes kanak du pays. Mais s’est-on posé la question de savoir pourquoi la jeunesse des quartiers se comporte de cette façon-la ? La délinquance est bien le résultat de plusieurs réalités conjuguées qu’il convient d’identifier de manière à éviter de culpabiliser une jeunesse déjà meurtrie par des conditions de vie difficile dû à leur déracinement culturel au sein d’un environnement qui ne prend pas en compte leur identité, leur imaginaire et leurs valeurs sociétales au quotidien.

Délinquance

La délinquance est un phénomène émergeant dans la société kanak et touche plus particulièrement la jeunesse kanak vivant en milieu urbain. Cependant la jeunesse kanak n’accepte pas la généralisation du terme de «délinquant » à leur égard considérant que dans toute société la délinquance existe. Ils attribuent cette assimilation des termes (jeunesse kanak et délinquance) à l’esprit colonial qui perdure dans le pays. Les jeunes kanak réclament l’éradication de ces préjugés qui portent atteinte à leur dignité. Les comportements des jeunes diffèrent selon qu’ils vivent en tribu ou dans les quartiers de la ville car ils ne vivent pas les mêmes réalités qui doivent être traitées différemment selon des approches, des méthodes, des processus et des mécanismes appropriés et intégrés. En tribu, une autre question se pose pour les jeunes : quel est de nos jours le réel pouvoir des autorités coutumières en terme de sécurité des personnes et des biens ?

La police coutumière fonctionne-telle encore ? Quels sont ses pouvoirs, ses droits, ses limites ?

Faut-il lui redonner un sens ? Qui a autorité sur quoi et sur qui ?

Comment doit-on prendre en compte la prévention sur les questions de sécurité en milieu tribal ? Quels sont les dispositifs et les mécanismes traditionnels à renforcer, à maintenir, à écarter ou les nouvelles structures à mettre en place pour traiter toutes ces questions ?

Conseils de jeunes

Par rapport à ces questionnements, les jeunes souhaitent s’impliquer davantage dans les conseils coutumiers d’aires. Ils pensent qu’une place pourrait leur être réservée au sein de ces structures de manière à apporter leur vision et leurs propositions sur toutes questions qui les concernent. Les jumelages entre tribus pour tisser des liens entre les jeunes des différents conseils d’aires et échanger sur leurs expériences seraient utiles.

Il conviendrait aussi de favoriser l’ouverture des maisons de quartiers adaptés aux horaires des jeunes et des parents (17 heures- 19 heures) pour favoriser plus de communication entre les jeunes et entre les générations sur la transmission des valeurs familiales et culturelles.

La construction d’un foyer culturel Kanak en ville permettrait aux jeunes des quartiers de s’approprier les éléments de leur culture pour mieux affirmer leur identité et partager leur culture.

Les jeunes souhaiteraient que le Sénat Coutumier mette à leur disposition des espaces culturels à planter (plantation du taro, de l’igname…) de manière à ce que les savoir-faire traditionnels se perpétuent dans les lieux de vie des jeunes notamment en zone urbanisée.

Selon les jeunes congressistes, la construction de plus de lycées dans les îles et dans le Nord permettrait de fixer les jeunes dans leur environnement et ainsi de leur éviter de se retrouver dans les cités ou dans les squats car l’éloignement de leurs terres et de leurs familles crée les conditions favorables aux dérives qui guettent la jeunesse ainsi que l’échec scolaire.

Mal-être

Parmi les causes possibles du Mal Etre des jeunes kanak, ont été évoqués : le déracinement culturel, le manque de communication avec les parents, la famille, les autorités coutumières, les discriminations, la marginalisation, les échecs scolaires, le stress (au travail), l’environnement (pollution), le chômage, le manque d’information sur les dispositifs de formation et de prévention, les soucis (de famille, problèmes de la vie), drogues, les maladies, les «qu’on dira-t-on» (les regards des autres)…

Ce Mal Etre engendre souvent les comportements à risques suivants : les abus d’alcool, de drogues, le suicide des jeunes qu’il convient de traiter sous l’aspect préventif à adapter aux différents contextes socio-culturels de notre pays.

Le clan ou la famille peuvent être une solution au Mal Etre des jeunes : Même si dans la société actuelle l’individualisme est de plus en plus fort, des lieux d’écoute et de discussions peuvent être mis en place dans nos tribus pour soutenir les jeunes en difficulté. Il est donc essentiel de contribuer à la préservation de bonnes relations intra et inter claniques afin de dissiper ce mal qui ronge les jeunes dans leur capacité à concilier le maintien de leurs traditions et les exigences de la société moderne pour lesquelles ils ne sont pas toujours bien préparés par les familles, l’école et les forces vives de la société. La coutume fait également partie de la solution au Mal-Etre : dans plusieurs cas de figure, la coutume (notamment la demande de pardon) a été proposée comme solution par les jeunes dans le cas où le délit est réparable. Ils ont insisté sur la nécessité de transmettre la connaissance de la coutume au sein de la famille.

Pour les jeunes, une bonne éducation à la maison est la base du Bien Etre. La nécessité de partages culturels entre les jeunes des différentes ethnies est un souhait formulé par les jeunes kanak.

Ces échanges doivent se réaliser dans le respect des valeurs de chaque culture.

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