Chapitre ‘Cinéma d’ici ou là’

Chapitre Cinéma d'ici ou là par Trapard Creteux le 25 août 2010

24 images seconde dans les Mers du Sud

Venez (re)découvrir le Cinéma du Pacifique !

Hawai’i

Jeudi 26 août 2010 à 18h15, salle Sisia

au Centre culturel Tjibaou

Hawai’i (V.O. sous-titrée en français)

Séance présentée par Pierre Faessel

Film américain de George Roy Hill (1966) – 2h41

Avec Julie Andrews, Max von Sydow, Richard Harris, Gene Hackman

Hawai’i est une magnifique saga de près de trois heures décrivant les premiers temps de la christianisation de l’archipel au début du XIXème siècle. C’est le prince Teoki lui-même, fils du roi Kamehameha et de la reine Melama, qui se rendra en Nouvelle-Angleterre pour contacter la société des missionnaires afin qu’ils viennent évangéliser son peuple, en proie aux désordres occasionnés par la venue des baleiniers. C’est le révérend Abner Hale, interprété par Max von Sydow (grand acteur suédois, familier de l’univers d’Ingmar Bergman, qui fait là une des ses compositions les plus remarquables), qui est désigné. Il partira avec son épouse (Julie Andrews) et un assistant (Gene Hackman), accompagné de Teoki, bien déterminé à faire pénétrer l’esprit du christianisme dans les têtes et les cœurs des indigènes d’Hawai’i. Il est le pur héritier des colons puritains de Nouvelle-Angleterre, mais dès son arrivée, le choc des cultures et la rencontre des préceptes moraux puritains et des croyances ancestrales du peuple hawaiien créera un conflit dont personne ne sortira indemne. Ainsi, lors de l’accueil du bateau par la population et l’arrivée de la reine Melama (interprétée par une magnifique actrice, Jocelyn Lagarde), le révérend apprend qu’elle est mariée, comme c’est la coutume, avec son frère : horreur et damnation ! Il n’aura de cesse, dès lors, de détruire les idoles païennes et de lutter fanatiquement contre les coutumes traditionnelles et la liberté d’un peuple heureux, et les multiples drames engendrés par sa maladresse et son intolérance, heureusement tempérées par son épouse qui en mourra d’épuisement, le mèneront à la solitude.

Grâce à cette histoire forte et poignante, le film nous décrit la lente évolution d’Hawai’i vers le monde moderne et ses corollaires (arrivée du capitalisme, acculturation, développement économique et politique) et l’accession, un siècle plus tard, en 1959, au rang de cinquantième état américain. Fresque historique et humaine, superproduction hollywoodienne dans ce qu’elle a de meilleur, le film de George Roy Hill est un chef d’œuvre inoubliable, fort bien documenté et respectueux de son sujet.

Le film est adapté d’un roman-fleuve de James Michener, grand spécialiste des Mers du Sud, et le roman est d’ailleurs tellement somptueux qu’il a fallu un deuxième film pour en raconter la suite : il s’agit du Maître des îles (The Hawaians) de Tom Gries, avec Charlton Heston (qui reprend le personnage du capitaine baleinier joué par Richard Harris dans le film de Hill) et Géraldine Chaplin. L’adaptation pour le film a été signée par Daniel Taradash et surtout Dalton Trumbo, scénariste du Spartacus de Kubrick, et une des principales victimes du maccarthysme dans les années 50.

George Roy Hill est un metteur en scène réputé, issu du théâtre et de la télévision, qui réalisa, entre autres, Butch Cassidy et le Kid, L’Arnaque avec Redford et Newman. Il aime bien adapter de grands romans, ainsi Slaughterhouse five (Abattoir 5) d’après Kurt Vonnegut, Le Monde selon Garp, d’après John Irving, ou encore La petite fille au tambour d’après John Le Carré.

Jeudi 26 août 2010 à 18h15, salle Sisia

Entrée gratuite dans la limite des places disponibles – Informations : 41.45.45



Chapitre Cinéma d'ici ou là par BoSS U le 5 août 2010

Dans le cadre de la carte blanche de l’association Cal-Ciné, le Centre d’art a le plaisir d’accueillir le Festival du court de Villeurbanne, pour la première fois en Nouvelle-Calédonie.

 

 

 

Ce festival, un des plus qualitatifs et reconnus en métropole, en est aujourd’hui à sa 31ème édition. Il poursuit depuis sa création, sa vocation avec ardeur : découvrir les talents de demain et les faire connaître à un public toujours plus nombreux, diversifié et enthousiaste…

 

  • Mercredi 3 août : Les techniques d’animation en dessins animés
  • Vendredi 6 août : Eléments de société
  • Samedi 7 août : La comédie humaine
  • Dimanche 8 août : Palmarès de Villeurbanne

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  • Mercredi 11 août : Palmarès de Villeurbanne
  • Vendredi 13 août : Productions régionales Rhône-Alpes
  • Samedi 14 août : Les courts d’Espagne
  • Dimanche 15 août : Les cours d’Europe

 

Toutes les séances sont à 18 heures au centre d’art



Chapitre Cinéma d'ici ou là par RassKass Rouge le 3 juillet 2010

Palmarès Festival International du cinéma de La Foa 2010

Prix BCI jeunes talents:

Encouragement:

« Je t’aimerais toujours »

Lycée Professionnel François D’assise de Bourail,

professeur : Maïré Nozeran, intervenant : Perrochaud Matthieu

Prix du Jury :

« La guerre des bibiches »

Collège de Hnaizianu de Lifou

professeurs : Damien Aymeric et David Artaud, sans d’intervenant.

1ier Prix :

« Cycle »

Lycée Professionnel Marcellin Champagnat de Païta

professeurs : Jean-pierre Schall et Séverine Diomat

intervenant : Perrochaud Matthieu

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RFO en courts:

prix du Jury RFO:

« Poème Court » de Louis Chardon

prix Meilleure Réalisation Technique :

« Le voyeur de bicyclette » de Roland Rossero

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Prix Groupama:

Meilleur Scénario:

« Starter » de Christophe Gorin

Meilleur Interprétation:

Daniel Marteaud et Jessy Desroche

Prix du Jury:

« Pour Marie » d’Olivier Gresse

1er Prix:

« Starter » de Christophe Gorin

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Concours de Clip:

Prix du Jury: « Moody » clip de Joffrey Dumont

Prix Sacenc: « Qui je suis » du groupe Soul Syndicate & Dub trooper, clip de Christophe Martin

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Aide à la production SLN:

Frédéric Angleviel et Jim Arsapin.

La cérémonie de clôture du petit cannes calédonien, se déroulait hier soir, dans un climat tendu.

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Je comprend et félicite les choix des films d’élèves, « Cycle » du Lycée Champagnat et « Je t’aimerais toujours » sont de beaux films efficaces,

je n’ai pas vu « la guerre des bibiches » mais le professeur responsable du projet à promis de le diffusé sur le cri et au dire de Trapart, le film à l’air drôle.

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(Je comprend d’ailleurs pas pourquoi on ne projette pas les deux premiers films qui reçoivent des prix, c’est les seuls qu’on ne voit pas, dommage!)

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RFO en cours à montré le film de Louis Chardon, « Poème Court ».

Un slam, illustré en film d’animation. Original et créatif, réalisé par un jeune collégien.

« le voyeur de bicyclette » de Roland Rossero, un film léger et amusant qui fonctionne bien.

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En revanche,  la sélection des films du concours Groupama à révélé bien des surprises.

Le magnifique « pour Marie » de Olivier Gresse (que j’ai enfin pu voir) n’arrive qu’à la seconde place.

Pourtant, il est visuellement très beau et la lumière de Sam Breton est magique. Je n’aime pas réellement les films en costume, mais Olivier Gresse arrive très bien à restituer avec réalisme, l’ambiance de l’époque. J’ai été bluffé par la beauté des paysages retranscrit. Un très beau film qui d’après-moi aurait largement mérité la première place car c’est un court « exportable ».

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Prix d’interprétation pour Daniel Marteaud et Jessy Desroche, je comprends, le duo fonctionne bien et donne le ton du film Winchester d’Aline et Pedro Da Silva, même si, c’est un « petit » prix pour le film.

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Vient le choix de « Starter » de  Christophe Gorin, pour le meilleur scénario et meilleur film, là, j’ai du mal à comprendre car même si le film à de bons effets spéciaux, le scénario est quand même sérieusement alambiqué, le film n’a pas de fin, la lumière n’est pas très belle et certains plans manquent de cohérence.

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Rien pour « Manous » de Malicia, pourtant malgré des défauts de son et je dirais, aller, une post-prod pas assez aboutie, Les images, la lumière, les comédiens et le scénario tiennent  vraiment la route.  Le prix du scénar aurait dû lui revenir. J’ai un peu l’impression que le jury du festival attendait un film encore plus gros que le précédant pour Malicia et pas un retour dans l’underground cinématographique (pas de sous, 2 week-end de tournage,…). C’est évident que Malicia refera des grosses prod’ mais accordons lui le droit de se faire plaisir en réalisant aussi des séries B calédonienne  ( j’entends par là, des « petits » films sans budget).

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Sinon l’ambiance du cocktail , montrait des signes de crises, les huîtres froide et chaude de l’année passé ont été remplacées par des petit nems et des petits samoussa un peu cheap qu’il fallait s’empresser de manger.

Peut-être était-ce dû à l’absence tonitruante du père et du guide de La Foa, comme nous l’a expliqué la maire du village, mais l’atmosphère était un peu moins festive que d’habitude.

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Chapitre Cinéma d'ici ou là par BoSS U le 30 juin 2010

Comme tous les 1er jeudi du mois, l’association Ânûû-rû Âboro et la F.O.L. vous invitent à une projection gratuite de film documentaire à l’issue de laquelle vous aurez la possibilité de vous restaurer dans une ambiance conviviale afin de partager et d’échanger au cours de cette « causerie » d’après séance, autour du regard de ces réalisateurs qui filment «l’ailleurs » et « le réel »…

Ânûû-rû Âboro et la F.O.L. présentent

Le FOL’ écran – Film documentaire

Le 1er juillet,  18h30 à la F.O.L

Film du pays : « André Saïd, une mémoire en partage »

Nouvelle-Calédonie, 26 min, 2009

Réalisation: Désiré Menrempon, Sabine Jobert

Fils de déporté de droit commun arrivé d’Algérie à la fin du XIXe siècle, André Saïd était une figure village de Vook (Voh), connu pour aller au devant des autres, toujours prêt à rendre service. Sa vie durant, il a été le trait d’union entre les Kanak, les “indigènes”, comme il disait, et les communautés venues s’établir en Nouvelle-Calédonie pour travailler, Européens, Indonésiens… Le vivre ensemble, le destin commun était son idéal bien avant que l’accord de Nouméa en 1998 ne trace cette voie pour l’avenir de la Nouvelle-Calédonie.

Film international : « Paradise, trois voyages dans ce monde »

 

Finlande : 46 minutes, 2007, VOSTF

Réalisation : Elina Elina Hirvonen

Ce magnifique film évoque 3 voyages au cours de 3 journées. La première de celles-ci nous conduit en Espagne où travaillent et vivent dans des conditions infrahumaines des immigrés africains. La seconde nous emmène au Maroc où les candidats à l’émigration sont prêts à tout pour partir. Enfin la troisième journée nous transporte dans la famille de Bakary Fofana qui vit à la frontière du Mali et de la Mauritanie dans une zone que le désert envahit petit à petit. L’un des personnages dit : «je pensais qu’en venant en Europe, tout irait bien. Quand je suis arrivé en Europe, j’ai pleuré. Quand je suis arrivé en Espagne, j’ai pleuré ».

A travers un sujet poignant, celui de la quête d’un ailleurs meilleur, par une très belle réalisation et de superbes images, le spectateur est touché en plein cœur. Un film beau et bouleversant.

Le jeudi 1er juillet 2010 à 18h30 à la F.O.L