Chapitre ‘Echos du révolu et de l’altéré’

Chapitre Echos du révolu et de l'altéré par Trapard Creteux le 11 juillet 2010

Radio Latitude Sud c’était une radio indépendante qu’on disait, à l’époque gérée par la fraction wallisienne du Palika. Elle a commencé à émettre entre fin 1991 et début 1992 sur les ondes locales. En gros, à l’époque, il y avait NRJ 2000, RRB (la radio du RPCR), Radio Djiido (pour le FLNKS) et basta, pas plus ! Pas encore de Radio Océane, qui a vu le jour vers la fin des années 90.

Moi, j’étais étudiant à Magenta et je cumulais parallèlement deux jobs. Passionné de cinéma, j’avais aussi un goût prononcé pour le rock aux sons de guitares saturés et amplifiés : le Metal (même si on ne l’appelait pas encore ainsi) et le Punk (celui des années 70 et 80). Donc j’ai tenté ma chance en postulant à Radio Latitude Sud (RLS) sans maquette sous les bras mais avec ma passion jusqu’au bout des cheveux.

Comme l’employeur a fait la moue devant ma proposition de deux heures tous les samedis avec du Metal une semaine et du Punk pour l’autre, je me suis retrouvé à chercher au fond de mes racines pour trouver une alternative…

C’est ainsi qu’est née l’émission ACHTUNG ! avec une heure de punk une semaine sur deux et idem pour le Metal ET l’émission devait transiter avec une heure de musique espagnole et latino-américaine pour redescendre en douceur de ces émotions électriques. Je n’avais trouvé que cette astuce pour vendre ACHTUNG ! puisque l’employeur voulait aussi satisfaire une clientèle qui se trouvait dans la communauté latine du Caillou.

C’est amusant comme ACHTUNG ! semblait anachronique sur la planète RLS constituée quasi-uniquement de Wallisiens qui unanimement  nous rabâchaient les oreilles des éternelles funky, soul ou pop guimauves à la mode à l’époque. Même Guy Raguin a fait un séjour dans ce studio situé au dessus du Bilboquet Village pour créer un hit parade de musique locale accompagné de Manou, chanteur de valses tahitiennes de l’époque. Donc ACHTUNG ! était ce que l’on pourrait qualifier d’ « à l’essai » dans cet univers qui n’était pas le sien…

Je pense que personne n’a été déçu au vu des nombreux coups de téléphone anonymes insultants que je recevais durant mon émission, pour me dire que c’était inadmissible de diffuser des chansons aux paroles si dégradantes…Deux exemples parfaits sont, par exemple, la fois où j’ai passé le morceau « Toutes des putes sauf ma mère et ma sœur » des Garçons Bouchers où je n’ai jamais autant vécu d’amour téléphonique que cet après-midi là, ou lorsque j’ai diffusé le célèbre « J’encule » de Gogol Premier qui m’a valu une invitation expresse dans le bureau du patron doublé d’un avertissement. C’était donc la fête au Village…

Je crois que le plus flagrant ces samedis en question, c’était les clans que créait la division de l’émission en deux genres musicaux distincts. J’avais un samedi sur deux mes metalleux chevelus de potes qui envahissaient le studio avec leurs K7, vinyls ou CD à me faire diffuser, et idem pour le samedi suivant où une faune à houppettes, de tondus, de keupons et psycho-billy boys qui s’agglutinaient autour de la platine pour me passer la dernière K7 piratée ou autoproduite d’un groupe de Paris ou d’ailleurs. C’est ainsi que j’ai connu Rasskass Rouge, que m’avait amené sous le bas un pote commun, et qui était venu me gueuler dessus parce que je passais beaucoup trop de musique Oï qu’il qualifiait de rock pour fachos…

A l’époque, j’avais très peu de moyen de me faire de la pub (disons de la comm’) donc je taguais au gros marqueur noir des pentagrammes pour le Metal et des signes anarchisants ou de feuilles de cannabis pour le Punk, le tout accompagné de texte descriptif sur les genre musicaux, de quelques provocations bien à moi, et des horaires de l’émission et je photocopiais le tout pour un placardage en masse. Les affiches restaient rarement très longtemps sur les murs, il faut l’avouer. Il m’est arrivé, certaines nuits, accompagné de BOZ’ (il se reconnaîtra) de placarder les murs du centre-ville, des établissements scolaires au commissariat de police de pochoirs en forme de feuilles de cannabis avec les horaires de mon émission.

Je crois qu’ACHTUNG a été la première émission locale à diffuser du bon gros Death Metal et du Black Metal. Je me souviens que Guy Raguin gérait une émission de hard rock dans les années 80 sur RFO mais il n’avait jamais dépassé le niveau de saturation d’un Iron Maiden ou d’un AC/DC…

Je me souviens qu’on me rapportait à chaque fois que le Bilboquet (situé sous la station) changeait de fréquence le temps de mon émission. Et je crois que pour couronner le tout et c’est ce qui a fait déborder le vase trop plein, c’est que j’ai terminé par inviter mon frangin pour raconter des blagues de cul en ligne. On y était donc : c’était Radio Anarchie le temps d’une heure complète ! Sans parler des micros qu’on oubliait de brancher, ce qui causait de gros « blancs » à l’antenne, ou au contraire, qu’on oubliait de débrancher durant les morceaux…

L’excuse pour me virer, au bout de six mois, a été lorsqu’un pote a grimpé sur la platine, les pieds sur les manettes de mixage pour me filmer pour un reportage « punk » qui n’aboutirait jamais…

Pour résumer : de longs mois de bonheur pour le post-ado que j’étais, des rencontres excellentes, des bonnes poilades mais aussi de faire exploser ma passion musicale aux oreilles d’un large public. Je sais que le photographe OZ animait aussi sur RLS une émission bien punky nommée L’ECHO DES BANANES, mais la chaîne a fermée pas très longtemps après vers le début de l’année 1993, je crois.

Je me souviens aussi, avoir été tout fière, l’année suivante, en allant faire mes études à Paris, d’annoncer, lors de leurs concerts respectifs à Karim, le chanteur de Ludwig von 88, à François Hadji-Lararo et Pierrot Sapu des Garçons Bouchers et à Gogol Premier, lui-même, que je les avais diffusé dans mon émission. Ce qui semblait leur faire une belle-jambe, malgré tout…

De bons souvenirs enfin, et c’est simplement dommage qu’il n’en reste rien d’autres…

Je regrette seulement d’avoir eu cet unique besoin adolescent de « faire péter du son » avec des groupes internationaux que j’aimais, alors que des personnes bien intentionnées et plus âgées que moi me reprochaient de ne pas mettre en avant des artistes de rue comme Didier Mindia qui commençait, depuis peu, à recouvrir le centre-ville de ses fresques colorées…

- « Couleurs sur ta ville – Il est temps de changer » hurlait le chanteur du groupe Oberkampf, quatre ans plus tôt dans les salles de concerts de Paris-



Chapitre Echos du révolu et de l'altéré par Trapard Creteux le 27 juin 2010

Suite de la Partie 1 :

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Un autre ciné-club a vécu quelques nombreuses soirées cinéphiliques du côté de l’ITFM (ex Ecole Normale) : Le Cinématographe.

Un soir par semaine, le club animait des soirées projections + débat autours d’un « film d’auteur » ou d’un spectacle d’opéra filmé.

Le cinéphile Alain Solier animait les soirées cinéma autours de grands noms de réalisateurs européens ou du Moyen-Orient. Le professeur d’audiovisuel (et mémoire vivante du cinéma), Marie-Paule Veyret participait aussi à l’animation de ses soirées plutôt intellectuelles.

Il me semble que le temps de vie de cette association n’a pas duré 2 ou 3 années.

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Enfin, j’ai souvenir de la création d’un ciné-club, lancé par la lycéenne Mathilde Christnacht, fille du Haussaire de l’époque, vers 1992. Les diffusions avaient lieues au cinéma Plaza grâce à un partenariat avec l’ancien co-gérant du lieu, Gilles Donneger et avec l’aide de Marie-Paule Veyret.

Le ciné-club qui n’a pas eu le temps de se trouver un nom, pour cause de son temps de vie limité à quelques mois, projetait des nouveautés sur grand écran, et grâce aux choix moins commerciaux du Plaza, des débats s’animaient souvent après les génériques de fin…

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Il y a eu, sans aucun doute des ciné-clubs qui ont éclos avant, pendant ou après l’existence de ceux cités plus haut et dans la première partie) et que je n’ai pas connu. J’ai entendu parler d’un club sur Koumak par exemple, animé par l’écrivain et vidéaste Roland Rossero…

Le Centre Tjibaou anime aussi souvent des soirées cinéma autours de sujets liés au Pacifique, grâce à Corinne Cuménal de la Médiathèque de l’ADCK, et animées par Pierre Faessel ou Roland Rossero.

Le Festival du cinéma de La Foa organise aussi, tous les ans, lors du weekend « Cinéma d’Ici » des débats autours des métiers de l’audiovisuel, ou sur des films précis. Pierre Faessel ou Roland Rossero, encore eux, en animent régulièrement des cours et des débats.

La Bibliothèque Bernheim et ses décentralisations sur le Grand Nouméa, le Nord et les Îles, organisent, de temps en temps des après-midis cinéphiliques.

Sonia Faessel organise, enfin, depuis peu, à l’université de Nouville, des soirées liées au cinéma de genres ou cinéma bis, une fois par mois. Nous vous en reparlerons prochainement.

La SACENC étant apparue depuis peu, ces Ciné-Clubs ont dû, pour éviter d’être hors-la loi, s’adapter à de nouvelles lois comme, par exemple, faire des choix de projections de films enregistrés sur des catalogues (de l’ADAV ou autres organismes), films qui sont exonérés de droits d’auteurs ou dans le domaine public ; ou en projetant des films dans les salles de cinéma.

Là où le révolu a fait son effet, avec le temps, en Calédonie, c’est que je me rappelle (avec nostalgie, c’est vrai…) avoir vécu de longues années d’insouciance pendant lesquelles le mot même de « piraterie » ne se prononçait pas et que copier, de magnétoscope à magnétoscope, mon film préféré, n’avait pas cette valeur hypocrite actuelle qui est :

qu’on m’offre tout pour pirater en me disant qu’il ne faut pas le faire…



Chapitre Echos du révolu et de l'altéré par Trapard Creteux le 13 juin 2010

Je vais bien entendu, me limiter aux Ciné-clubs nouméens que j’ai connu. Cette liste sera donc, forcément, non exhaustive. Les lecteurs pourront la compléter en commentaires.

Pour précision, un ciné-club est une réunion de cinéphiles qui, généralement, se rassemblent pour visionner des films de leur choix. Ces réunions aboutissent la plupart du temps, en association de loi 1901 (donc à but non lucratif), ce qui dépasse le cadre de la soirée DVD-pizza entre potes.

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Le plus ancien ciné-club de ma connaissance est le Groupe Edison créé par le cinéaste amateur Paul K. Dupré. Monsieur Dupré, ancien projectionniste de monsieur Kativinica et de la famille Hickson, et grand amateur de films américains (westerns, péplums, films noirs etc…) animait des soirées vidéo à Nouméa, avec présentation du film et débat en fin de projection.

La particularité du Groupe Edison était que ses membres n’étaient pas seulement des cinéphiles passifs, mais que l’association regroupait une poignée de vidéastes amateurs qui tournaient des courts ou moyens métrages en 16mm, en super-8, puis en VHS. Certains de ces films ont été diffusés en salles.

Outre Paul K. Dupré, je me souviens de sa fille Dahina (qui a tourné un film policier en super-8), de Yan Delage (un fan des Star Wars) et d’Alain Houdan (l’un des pionniers de l’écologie en Calédonie et papa d’un de nos rédacteurs et lecteur assidu).

Le Groupe Edison organisait tous les ans un Festival du Cinéma (généralement au Surf Novotel) basé sur l’Histoire du Cinéma, ses différents genres et les grands noms du métier. Ce Festival prit fin en 1990, pour des raisons de droits d’auteurs non payés à une époque où la SACENC n’avait même pas encore l’idée d’exister, et son organisateur du se débattre au tribunal, ce qui mit un terme à l’existence du Groupe Edison, cette année même.

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Le Sci-Fi Miniclub naquit en 1986 grâce à la passion de quelques adolescents « adorateurs » de cinéma fantastique et de science-fiction. On y pratiquait volontiers, le signe vulcain en récitant des répliques de Luke Skywalker, de Yoda ou de Darth Vador…

Le premier président de cette association fut Hervé Besson qui était accompagné de passionnés comme Laurent Saï, Yan Delage etc…qui pouvaient débattre durant de longues heures sur les méfaits de Troupes de la Mort des premiers Star Wars…

Le Sci-Fi s’emplit vite de nouveaux membres et devint le Sci-Fi Club aux alentours de 1987.

De 13 membres en 1986, l’association s’agrandit vite de ses 200 membres  environ (plus ou moins réguliers) en 1989.

Les premières séances (tous les samedis) se sont longtemps déroulées, au « local », rue Bataille, à la Vallée des Colons, constitué d’une assez complète bibliothèque de livres dédiés au cinéma bis, et qui s’agrandit vers 1988, d’une nouvelle pièce servant à la projection de films.

La multiplication des membres entraîna vite la multiplication des goûts, ainsi le Club se divisa en  « sections » : « Les échos d’Altaïr » , consacrée à la SF & F, puis « Blood Zone » dédiée au cinéma d’horreur et longtemps tenue par Laurent Saï, « Les Feuillets d’Hypnos », consacrée à l’écriture, dirigée par Frédéric Ohlen, puis les jeux de rôles ont fait leur apparition assez vite, aux alentours de 1989.

1989 (si je ne me trompe pas) est aussi l’année où le Sci-Fi Club créa Les 24 Heures du Fantastique (ce qui donnait environ, le chiffre symbolique de 13 films d’affilé en visionnage sur grand écran), en partenariat avec la famille Hickson. Les séances ont longtemps eu lieu au cinéma Liberty puis Les 24 Heures du Fantastique se sont, plus tard, limitées à La Nuit du Fantastique.

De la rue Bataille, le club a migré, au début des années 90, derrière le Parking Hickson à Magenta, puis dans les locaux de la F.O.L., rue Taragnat et gravite (il me semble) ces derniers temps, du côté de La Maison du Livre au Faubourg Blanchot…

à suivre…

Dans 15 jours :

Échos du Révolu et de l’Altéré : Les Ciné Clubs – Partie 2



Chapitre Echos du révolu et de l'altéré par Trapard Creteux le 30 mai 2010

Un peu plus âgé que MrGouillat, j’ai vu « vivre » les monômes beaucoup plus longtemps, mais son texte décrit bien l’ambiance générale de l’époque.

Je vais ajouter quelques éléments qui donneront une autre idée de la chose…

J’étais aussi au collège Mariotti, mais plusieurs années auparavant. Et si mes souvenirs sont bons, c’est à partir de mon année de quatrième que j’ai compris l’importance ce cette « mini révolution » qu’étaient les monômes. Pas dans le fond, mais surtout dans sa forme : une petite guéguerre entre jeunes avec rage et sans drapeaux…

A l’époque, j’étais déjà très adepte des déviances de « Bravo l’Eté » des années 80, période durant laquelle, les jeunes citadins de Nouméa, s’armaient de bombes à raser, pour en badigeonner leur prochain. Concernant les monômes, bien que collégien, je souhaitais à tout prisx entrer dans le « jeu » des bacheliers… « Moi aussi ! Moi aussi ! »

Donc, à la fin de ma quatrième, je refusais de tomber dans le piège de me laisser enfermer par les « pions » qui clôturaient tout le collège, à la moindre alerte. Je séchais les cours de la journée entière…

« La vérité est ailleurs » dit le slogan.

Le danger était « dehors » tout simplement…

Et, adolescent, m’intéressant encore peu aux amitiés naissantes, je préférais affronter les choses en solitaire.

Je me souviens qu’à chaque monôme (ils ont été interdits, pas longtemps après que j’aie été bachelier moi-même), je séchais ma journée de cours, pour arpenter, en piéton, les rues du centre ville, jusqu’aux baies pour me confronter au dit-danger.

Comme lors de « Bravo l’Eté », Nouméa était une « ville blanche » mais, ici, au lieu de mousse à raser, de la farine et des œufs crus, maculaient la cité, éclatés ici et là…

Les Nouméens, alertés la veille par les rumeurs, se créaient leur propre couvre-feu ces jours précis…

Seuls quelques « brigands » de mon espèce, des jeunes, eux aussi, erraient à pied attendant la confrontation. On se saluait au passage en geste de respect, mais toujours attentifs aux mouvements alentours.

Cette confrontation n’était jamais à arme égale, puisque en tant que non-bachelier, et ne me considérant pas dans « ma propre guerre » (je l’ai piquée à John Rambo, celle-là…), je ne « m’armais » jamais…

Mains dans les poches, après avoir bien camouflé ma musette US de surplus américain, dans des broussailles, je guettais l’assaillant. Et celui-ci, en âge de conduire, circulait dans la ville, presque exclusivement en 2 ou 4 roues. J’ai pu voir jusqu’à six passagers dans des Renault 5 ou des Coccinelles, sans parler des pick-up qui pouvaient charrier une communauté de lycéens, généralement masqués ou cagoulés de leurs tee-shirts, les torses-nus, apparaissant dans un nuage de fumée farineuse et hurlant comme des sauvages…

Donc, le jeu était qu’à chaque approche d’une voiture assaillante, je devais esquiver les œufs…Après chaque monôme, mes vêtements étaient toujours maculés de jaune d’œuf sec, ceux-là, qui avaient toujours éclatés à quelques centimètres de moi. Je me souviens avoir utilisé des esquives de boxeur, allant jusqu’à plonger sur le sol terreux ou boueux tel un gardien de but…

Petit à petit, au fur et à mesures des monômes, je me suis cagoulé moi-même avec mon tee-shirt retourné, pour éviter une autre confrontation : celle des parents, le soir, en rentrant, mon tee-shirt dégueulasse…

Une fois seulement, j’ai reçu un œuf cru, de plein fouet, un peu en dessous du front, et lancé à plus de 50 mètres de distance. Et bien que j’ai maudit ce lanceur embusqué sur une colline, durant ce laps de temps où il m’a fallu retrouver mes esprits et ma vue, je me souviens avoir eu beaucoup de respect pour un si bon « viseur »…(« ‘culé, va !!! »)

Aujourd’hui et depuis le début des années 90, le monôme est illégal. Le mot « illégal » ne me semble pas adéquat, puisque la pratique n’a jamais été encouragée durant son existence.

Je me demande même pourquoi les bacheliers ne pratiquent plus un tel rituel, même au risque de se faire « coincer » par les gendarmes. Non pas que je cherche à mettre le « waïlle » dans la ville mais je trouve que ce petit exercice (comme celui de « Bravo l’Eté ») permettait à beaucoup de jeunes de se défouler et de prendre un bon bol « d’action » hors cadre scolaire. Aujourd’hui, exceptés les sports et les jeux de « paint ball » qui coûtent du pognon, ça sortirait un peu les d’jeuns de leur routine et de cet engouement pour cette société de consommation très casanière, finalement.

Et puis, putain, comme on dit : « une bonne guerre, ça ne ferait pas de mal ! ». Et cette guerre-ci n’a jamais tué personne. Ou alors, peut-être, de fatigue, les employés de la CSP, le lendemain…