Chapitre PaciFric Hollywood par Trapard Creteux le 19 mai 2012

Pour La Télé du Cagou, nous allons partager irrégulièrement (pour ne pas diluer l’actualité sur le blog) des extraits de films souvent américains, mais parfois aussi français et italiens, tournés dans le Pacifique, entre la Mélanésie, la Micronésie et la Polynésie. Ce seront parfois (et souvent même) des extraits de séries Z ou « nanards » (terme qui désigne les mauvais films) et dont les sujets donnent une vision totalement scénaristiquement pré-fabriquée des divers peuples océaniens présentés à l’image. Le but, bien entendu, n’étant pas de dénigrer qui que ce soit ou dans un but raciste de ridiculiser un peuple ou une communauté, mais de retranscrire ce décalage entre Hollywood et la réalité.

Roger Boulay avait déjà enquêté sur ce sujet, abordant des clichés parfois malsains, au niveau de la littérature populaire dans son livre « Cannibale et Vahinnées ». Pierre et Sonia Faessel ont aussi travaillé sur ce thème proposant des projections de films au centre culturel Tjibaou.

Quelques titres déjà abordés :

 

TABOU (1931)

COMPILATION PACIFIC HORROR DES ANNEES 30

LELONG : DANCE OF THE VIRGINS (1935)

LES REVOLTES DU BOUNTY (1935)

DEVIL MONSTER (1946)

LES AMANTS DU CAPRICORNE (1949)

JOHN WAYNE, COWBOY DU PACIFIQUE

BELA LUGOSI MEETS A BROOKLYN GORILLA (1952)

GODZILLA (1954)

THE PHANTOM FROM 10 000 LEAGUES (1955)

ATTACK OF THE CRAB MONSTERS (1957)

LE PONT DE LA RIVIERE KWAÏ (1957)

SHE DEMONS (1958)

SHE GODS OF SHARK REEF (que vous pouvez traduire par Les Déesses du Récif au Requin) est une série Z d’aventures exotiques, tournée en 1958, en seulement deux semaines par Roger Corman (pour l’American International Pictures) sur l’île de Kauai à Hawaii, à la suite de son NAKED PARADISE, dont le réalisateur  ne prit qu’un jour de congés entre les deux tournages.

Pour ce qui est de l’intrigue du film, elle est très simple : Un jeune criminel (Jim), s’enfuit en bateau avec son ami Chris, après avoir tué deux hommes. Une tempête fait naufrager le bateau tandis que les deux hommes dérivent à la nage sur la plage d’une île habitée d’un clan de pêcheurs de perles sans aucun mâle (!). Chris tombe amoureux de la jolie Mahia, tandis que Jim, craignant une éventuelle arrivée de policiers, cherche à s’échapper de l’île. Le reste du film est un mélange d’intrigue amoureuse et de cupidité autours de la pêche aux perles dont un tabou encercle un coin de pêche, gardé par un requin géant.

SHE GODS OF SHARK REEF réunit une série de beaux clichés hollywoodiens bâclés comme : le coin de pêche tabou gardé par un requin tueur, le brun ténébreux et criminel face au blond généreux et courageux, de belles Hawaiiennes mais plutôt Asiatiques et Américaines que vraiment Hawaiiennes, et enfin, tout l’habillage exotique autour de la vahinée, danseuse fleurie et naïve, livrée à elle-même loin de la présence virile des hommes.

Donc du gros gros Z en perspective dont voici, en guise d’extrait, le film complet en version originale.

Bon visionnage…

Image de prévisualisation YouTube

Si vous aimez le cinéma fantastique,

vous trouverez beaucoup d’informations sur le sujet

dans l’unique blog calédonien du fantastique, de la SF et de l’imaginaire

Les Echos d’Altaïr



Chapitre Histoires courtes par G. le 18 mai 2012

Il est 17h14, nous sommes vendredi. Alors ? Et oui, c’est bien le moment de retrouver un nouvel épisode de notre feuilleton hebdomadaire : Momo le chibré.

Vous avez loupé le début ?

Les aventures de Momo le chibré. (feuilleton, 1), Les aventures de Momo le chibré (la suite. 2), Les aventures de Momo le chibré. (3, la suite de la suite), Les aventures de Momo le chibré (4, la suite de la dernière fois).

Deux heures que je suis là, dans la flotte…

C’est Fili qui m’a largué en Zodiac, à trois heures du matin, derrière la passe, dans le grand bleu.

Faut que je nage un peu, pour éviter que les grosses vagues ne m’emmènent me crasher sur le grand récif, pas envie de finir en bouffe pour les langoustes…

Il viendra me chercher tout à l’heure, Fili, comme convenu, j’ai ma balise, c’est beau la technologie.

Ça fait une petite quinzaine que je planque dans le coin, le soir je ramène Nana à la tribu, après le boulot et un stop over par ma chambrette.

« Domino mino, domino minette… » Je chantonne dans la flotte, pour tuer le temps. Attendre, le temps qu’on peut passer à attendre, parfois.

Ensuite je chouffe la pampa… ici, là, de temps en temps je dors un peu, un quart d’heure par ci, vingt minutes par là…

L’autre matin j’ai repéré un gros break japonais qui descendait vers la mer, par une des routes privées qui traversent les propriétés, le genre de chemin que pour le faire il te faut douze clés et huit autorisations.

Pas des surfeurs, pas des campeurs non plus, ils ne s’attardent pas, donc ils viennent chercher quelque chose.

Mais quoi?

J’ai appelé le colonel sur un de mes trois téléphones neufs -jamais servi, carte Liberté, achetés par des anonymes dans trois magasins différents- Je lui ai fait un topo rapide, et puis j’ai appelé Fili.

Je l’ai connu au REP, Fili, il s’est un peu empâté depuis, mais je me souviens du guerrier magnifique qu’il était, un mètre quatre vingt dix huit, cent dix kilos de muscles, comment qu’il en chiait sur le pc, le parcours du combattant, et à escalader la crête au dessus du camp, rangers, sac à dos chargé, plus la pierre de vingt kilos que l’adjudant fait rajouter en punition… Trop lourd, mon Fili, pour courir dans la nature vaut mieux être un chat maigre…

Mais quand en opé il faut avoiner, avoir un mec comme ça dans sa section, c’est que du bonheur…

J’évite de rester trop longtemps sans bouger, histoire de pas susciter la convoitise d’un Jean-Louis de passage, à l’extérieur des passes comme ça y’en a de gros parfois, tigres, grands blancs même, il paraît.

Surtout qu’il a pas mal plu la semaine dernière, il y a toujours un bétail noyé, un chien, ou un chat emporté par la crue à grignoter pour des bestiaux comme ça, pas envie qu’ils me confondent…

04:32 La marée est étale, dans quelques minutes elle va commencer à remonter, si j’ai raison je vais le savoir bientôt. Au loin j’entends le hors-bord des surfeurs qui arrive, pour être là quand arriveront les plus belles vagues. Il n’est vraiment plus très loin, autrement son bruit serait couvert par le grondement du récif.

Jumelles ELI, rien qu’avec la lumière des étoiles j’y vois comme en plein jour, tout en vert, mais très distinctement quand même. Un voilier au loin, trois nautiques environ.

Bingo. Je vois un mec qui balance des bidons à la flotte, trois, avec la houle, dans moins d’une heure ils seront sur le récif.

Je m’éloigne, mettre un peu de distance entre les surfeurs et moi, Fili vient me chercher dans une heure, inutile d’attirer l’attention.

Tout est à peu près calme en ce moment dans le secteur, y’a pas eu d’autres chevaux abattus, Robert fait la chasse aux braconniers la nuit, mais jusqu’ici tout va bien.

Il est passé me voir au bar de l’hôtel l’autre soir, l’air de rien. Je traînais là en attendant que Nana en ait fini avec les derniers pète-couilles, il rentrait de Nouméa, où il venait de regarder pour une moto, comme il a dit, pour pouvoir mieux patrouiller sur ses terres.

Il aime bien la mienne, quoiqu’il la trouve un peu haute pour lui, je lui ai conseillé de s’acheter un petit trail japonais, un deux-cinquante, pour ce qu’il veut faire c’est bien suffisant, et puis j’ai pas vraiment l’impression qu’il soit le fils spirituel d’André Malherbe…

La mienne… Mon bébé… j’ai mis une Öhlins à l’avant, et du Kayaba à l’arrière, spécial Baja California, le moulbif je l’ai fait préparer à Ensenada chez un sorcier du gromono, il l’a passé de six cent quarante à huit-cent quatre vingt centimètres cubes, fait fabriquer un culasse spéciale par ses potes de chez S&S, avec un arbre à cames fait pour moi, le carbu aussi, il vient de chez S&S.

J’ai monté un démarreur de Ford Bronco, et un pote que j’ai gardé à Dieuze m’a fait fabriquer une petite batterie au nickel-cadmium de quatre vingt ampères. Avec 14:1 de compression, pour démarrer le machin faut bien ça…

J’ai « emmené promener » Nana l’autre après midi, pendant la coupure. J’ai roulé doucement pour pas qu’elle ait peur, au bout de quelques kilomètres je l’ai sentie qui se détendait, j’ai pris sa main gauche qui m’enserrait encore la taille, et je l’ai posée sur ma cuisse.

Quand je me suis arrêté dans la petite forêt de gaïacs, ça faisait de longs instants délicieux déjà qu’elle me caressait l’engin à travers le jean’s.

On a fait l’amour sous la ramure d’un de ces beaux acacias qu’on ne trouve que par chez nous, un doux matelas de feuilles sous ses petites fesses musclées, ses épaules de joueuse de cricket, un peu de fraîcheur humide bien agréable à nos corps en feu.

Quand j’ai joui en elle en dévorant sa bouche elle s’est mise à pleurer, j’ai pas compris.

Dans ma combar le sel de l’eau sur les plaies qu’elle ma fait dans le dos avec ses ongles, ça pique.

Je suis là, j’attends…

(A vendredi prochain, si je suis pas mort ou en prison.)



Chapitre Sorties du cagou par BoSS U le 18 mai 2012


Venez nombreux découvrir le tout nouveau spectacle du groupe vocal humoristique

POLYSONG

intitulé

Polysong se lônce dans le bizenesse

Au Théâtre de Poche du Centre d’Art de Nouméa

Le vendredi 18 Mai à 20h00

Le samedi 19 et dimanche 20 Mai à 18h00

Le vendredi 25 Mai à 20h00

Le samedi 26 et dimanche 27 Mai à 18h00

La famille Polysong est sans le sou. En dépit des efforts de Mimine, la mère courageuse, de l’aide financière de Victorine la belle-mère, du travail de l’Oncle Isidore, rien ne va plus. Il faut dire que les embrouilles de Gégène, le mari de Mimine, ont eu raison des économies de chacun. Entre les investissements à perte, les amendes, les combines, celui-ci a utilisé toute la panoplie du parfait loser.

C’est alors qu’un reportage sur l’aide à la création d’entreprises donne à Gégène une ultime idée : la famille va créer une entreprise.

Mais laquelle ? Et fera-t-elle fortune ?

En chanson, a capella, le groupe vous fait partager dans l’humour et la bonne humeur, les idées les plus saugrenues de Gégène.

Détente assurée.



Chapitre Regards du cagou par BoSS U le 18 mai 2012

Les Fabvirge nous proposent une deuxième série de photos de la soirée Kassiopée au Flex le 12 mai 2012. Cette série de photo terminera la série d’articles consacrées à l’évènement organisées par l’association amie du Cri du Cagou.

En cliquant sur les liens, vous pouvez retrouver :

Je vous laisse maintenant avec les photos de Fabvirge.

Cliquez pour agrandir

Photos : Fabvirge pour calédophoto

En espérant que cette série d’articles retraçant la soirée Kassiopée au Flex vous a plu, l’équipe du Cri du Cagou vous donne déjà rendez-vous pour une prochaine retransmission d’évènement en direct et en différé sur votre site préféré.



Chapitre Sorties du cagou par BoSS U le 17 mai 2012

photo : Cécile Paintoux

Retrouvez d’autres photos de Cécile Paintoux sur son site

cliquez pour agrandir

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« la photo du jeudi » : Vous aussi participez et publiez vos photos sur le Cri du Cagou ! Tous les jeudis, une photo prise en Nouvelle Calédonie sur le thème de votre choix. A envoyer sur la boite mail du Cri

lecriducagou[at]gmail.com

Attention au changement d’adresse mail



Chapitre Racines du cagou par Trapard Creteux le 17 mai 2012

Couverture de La Voix du Peuple.

Journal du L.K.S.

29-30 mai 1982

 



Chapitre Sorties du cagou par Kal'hédoniste le 16 mai 2012

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Pendant 3 jours découvrez gratuitement des parcs et sites naturels d’exception en province Sud. Parc provincial de la Rivière Bleue, parc des Grandes Fougères, aire marine protégée de l’îlot Canard, parc Zoologique et Forestier ou encore Fort Téréka. De multiples activités et animations gratuites ou à prix réduit autour de la Nature. Visites ornithologiques ou sous-marines, nourissage d’animaux, plantations,  kayak, VTT, grimpe d’arbres, marché bio…

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http://www.province-sud.nc/actualites/environnement/7590-la-province-vous-invite-a-feter-la-nature

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Back To The Trees



Chapitre Mon con d'Olry par Kal'hédoniste le 16 mai 2012

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Kal’hédoniste



Chapitre Regards du cagou par BoSS U le 16 mai 2012

Un nouveau regard sur le soirée organisée par Kassiopée au Flex le samedi 12 mai, celui des Fabvirge. Première série de photos du couple photographe. Les Fabvirge, pour ceux qui ne connaissent pas sont des membres actifs du Cri du Cagou mais surtout des membres de Calédophoto.

C’est la quatrième partie de cette série d’articles consacrée à la soirée du Flex conduite par l’association Kassiopée.

Pour retrouver le compte-rendu écrit en direct de la soirée : Tapez 1

Pour regarder la première série de photos signée Gwangelinhael : Tapez 2

Pour voir la deuxième série de photos faite par Gwangelinhael : Tapez votre voisin

Pour admirer la série de photo réalisée par les Fabvirge, cliquez sur une image et elle va s’agrandir. (C’est magique)

Cliquez pour agrandir

Photos : Fabvirge pour calédophoto

Nous retrouverons très prochainement la seconde série de photos de la soirée du Flex signée des Fabvirge.



Chapitre Nuits électro, Sorties du cagou par Lady1000Volts le 15 mai 2012

1000VOLTS présente

 Special guest :

DJ/PRODUCER

JAYWAX aka Sekoya

(Australie/France)

2H de mix de ses compositions dans un style “electro dubbsteppy trance”

WWW.SOUNDCLOUD.COM/JAYWAX

 

VENDREDI 18 MAI 2012

Au FLEX CLUB 37 rue jean Jaurès Centre ville, place des Cocotiers, NOUMEA

21h : Pixhell – Minimal

22h30 : Bogane – Minimal Tek

0h :JAYWAX – Electro Dubbsteppy Trance

2h- Lady1000Volts – Electrance

3h : Korpus (Mozaik Labs) – Funky Electro

 

Animation visuelle par VJ CEO + déco


PRIX : 1500 CFp

Entre 21 et 22h, 1000cfp avec une conso !

Contact :

LADY1000VOLTS

1000voltsparty@gmail.com

FB : Emilie MilleVOLTS



Chapitre Sorties du cagou par BoSS U le 15 mai 2012

Jilème, Ajna,Yuk, Kayende et bien d’autres

vous invitent au MV Lounge

le mercredi 16 mai

à partir de 18h

Une soirée sous le signe du dessin et de l’illustration

Une soirée rare à ne pas louper.



Chapitre Clin d'œil par BoSS U le 15 mai 2012

Il y a quelques semaines de ça, le Cri du Cagou vous proposait un défi photographique : Le Clin d’œil.

Vous avez été nombreux à participer et nous vous en remercions. Il est temps maintenant d’exposer les résultats. Voici, donc, la seconde sélection de photos sur le thème : Invisible.

Vous pouvez retrouver ici la première série de photos.

Cliquez sur les images pour les voir en grande taille.

Merci à tous les photographes qui ont participé au défi.

Appréciez les images et n’hésitez pas à laisser en commentaire vos ressentis et vos appréciations.

Merci !



Chapitre Télé du Cagou par BoSS U le 15 mai 2012

Teaser du prochain court-métrage en timelapse de Cédric Ossart.
Situé actuellement en Nouvelle Calédonie, cela fait deux mois que Cédric pose le matériel dans différents endroits de cette magnifique grande terre… Le tournage d’un timelapse et sa post-production prend beaucoup de temps et demande une très grande patience !

 



Chapitre Regards du cagou par BoSS U le 14 mai 2012

Petit retour en arrière avec une galerie de photos qui va nous plonger dans la nuit de samedi à dimanche le 12 mai pour la nuit Kassiopée au Flex.

Vous pouvez retrouver l’article contant la soirée, ici.

Une première galerie d’images signées Gwangelinhael, là.

Cliquez sur les images pour les agrandir.

 

Photos : Gwangelinhael



Chapitre Poésie par BoSS U le 14 mai 2012

Mon temps est une piste circassienne

Sur laquelle se jouent mes clowneries

Mes mots, grimage de mon auguste vie

Mes vers, nez rouge masquant la peine

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Je chante et souris sous les autres regards

Je plaisante, je choisis mes effets

Mais au final, tel un clown de Buffet

Je m’en retourne seul au fond du placard

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Parfois, à l’abri dessous mon fard

Je séduis l’écuyère, la trapéziste

Elles qui ne voient guère le bouffon triste

Par-delà les airs goguenards

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Et tout à mes pantalonnades

Avec autrui, je ne suis loyal

Qu’après que soit vide la salle

Je suis toujours en mascarade

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Un jour le jeu devrait cesser

Une insolente Colombine

Jolie, madrée et sans doute coquine

M’aimera à me démaquiller.

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Erick Guiziou

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Illustration: Clown by Linouuu



Chapitre Regards du cagou par BoSS U le 13 mai 2012

Première galerie photo issue de la soirée du 12 mai au Flex.

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Cliquez sur les images pour les agrandir.

 

Bientôt une deuxième galerie de photos en ligne

Photos : Gwangelinhael



Chapitre Actualité du cagou par Kal'hédoniste le 12 mai 2012

19h30. Je suis arrivé un peu en avance, histoire de tâter un peu de l’ambiance, voire de m’enquiller une petite binouze avant d’être coincé devant mon clavier. Serviteur…

21 h…Bon, ben en fait, dans la mesure où la soirée peine à démarrer, je vais remplir le pichet. Aouh, j’ai failli raté le début….C’eût été dommage.

Al & friends nous gratifie d’un kaneka acoustique, prélude attentionné à la probable guinche débridée à venir. Une gratte( pierre) et un saxo soprano (Charlie), sobres (plus que moi), et efficaces (plus que moi toujours).

Ah, ça y est, les photographes de Calédophoto sont arrivés.Le CdK va pouvoir vous offrir des clichés dignes de ce nom ( merci, Fabvirge !). Du coup, laissons s’exprimer les images bien mieux que je ne  saurai le faire…

Suit la petite bônde, genre qui ressemble à un trio, Fly, Erwan et Freddy. Nets, les morceaux à eux, comme d’hab.

Le Trio en question se fait appeler depuis quelques temps, déjà, San FU. (OK, c’est plus kal’hédoniste derrière le clavier, j’avoue) (C’est BosS U )

Les textes de la petite bande sont très bons. Nous le savions déjà, nous avions vu le trio en acoustique à la soirée de clôture de la saison 2011 à la maison du livre. Mais là, en version électrosoft (je n’ai aucune idée de comment on pourrait appeler ce style), ça le fait bien aussi.

L’équipe de choc du Cri du Cagou a quand même réussi à se mobiliser : Kal’hédoniste est venu faire l’ouverture, les fabvirge sont venus avec leur appareil photo (oui, au singulier !) et Smiletoo assure le soutien moral. Moi, j’ai essayé quelques photos et me voila à ma place de prédilection, derrière le clavier.

Kassiopée, pour sa première soirée au Flex, a investi les lieux avec une déco qui leur ressemble. Ils ont installé une clôture en canisse au fond de la salle (très joli) frappée du nom de l’association (un lettrage de Den’s), et une chouette déco en fond de scène assurée par Nicolas, le VJ.

Jean-Marie Ganeval, lui, fabrique une sculpture dans un coin du Flex en carton.

Attendez, je fais un break, San FU toujours sur scène sont en train de hurler comme des malades. Ça fait du bruit, je vais aller leur dire de baisser le volume.

Jean-Marie Ganeval sculpte

« Système lundi cool » swingue sur scène. le tube de San FU (n’ayons pas peur des mots) fait vibrer le public venu nombreux ce soir au Flex. Non, là, je déconne, il y a encore moins de spectateurs que de membres de l’association, (kal’hédoniste:) mais du coup, on se sent bien. Toujours est -il qu’on voit et entend ça :

C’est plutôt pas mal, hors tout copinage avec Kassiopée. Ils assurent les copains avec leur slam toasté, ou leur ragga déclamé, ch’ais pas trop.

Retour du BoSS U derrière le clavier. J’ai menti tout à l’heure. Il y a plein de gens en fait. Les gens sont arrivés petit à petit et le Flex commence à être rempli. Ça sent bon la bière, le tabac et la sueur. Une vraie soirée quoi !

Le trio vient de quitter la scène, après un petit bœuf avec Pierrot et son saxo.

Moi, j’étais parti parler avec les Fabvirge et nous nous sommes mis d’accord pour vous offrir des galeries des plus belles photos de la soirée dans les jours à venir. Le temps pour nous de regarder, de trier de traiter nos photos. Tout ça pour dire que cette nuit, nous n’allons pas forcément poster beaucoup de photos, nous le ferons, les jours prochains. Patience ! J’entends d’ici les réactions de certains de nos lecteurs : « Wouai ! (ils parlent comme ça nos lecteurs) on va bouffer du Kassiopée pendant des semaines !« . C’est comme ça, quand on aime on ne compte pas.

Je parle, je parle et pendant ce temps là, sur scène ça recommence à s’agiter, Lyric Kanak Gong, se prépare, ça balance (ils font des balances) et je crois que c’est… parti !

Lyric Kanak Gong ne nous sont pas inconnus et si vous lisez le Cri du Cagou, vous aussi vous les connaissez. Nous on aime bien. C’est vrai que nous les connaissons surtout sous leur diminutif LKG.

Bon et bien ce n’est pas LKG, ils ont eu un méga imprévu et n’ont pas pu venir ! C’est ça d’écrire de derrière la scène on ne voit pas les gens qui jouent. Et c’est aussi une des spécialités de Kassiopée d’annoncer des trucs et de faire autre choses.

Alors sur scène, c’est un groupe que je ne connais pas. Heureusement Freddy est à côté de moi, et il m’explique :

Le groupe s’appelle Kyiu Ta, ils sont arrivés comme des guerriers au pied levé pour remplacer LKG. C’est ça la force de Kassiopée, de mobiliser des gens rapidement. Kyiu Ta sont sept sur scène : batterie, guitare, basse, 2 choristes, une chanteuse et d’autres gens qui font de la musique. Le premier morceau était pas mal du tout. Il m’a donné l’envie d’écouter le second.

Et en même temps, c’est pas comme si on avait l’choix… On fait avec le talent local. Et lôngin, plus je le fréquente, moins je passe à côté. La Calédonie s’exprime, et s’exprime joliment, qu’on se le dise. Allez, je ferme mon gueule et je me mets-je moi là, et puis vous, vous regardez les images.

Yunita reprend un de ses morceaux et ça déchire… heu oui pardon, Smiletoo  a repris le clavier quelques secondes, juste pour vous dire qu’ici, y’a de l’ambiance!  Kassiopée a pleinement investit les lieux et c’est l’occasion de partager une soirée au Flex comme on en a pas trop l’habitude, il faut le dire…

La sculpture à JM prend d’la gueule au fur et à mesure de la soirée…

Ça rigole et ça piccole, certes, mais c’est avant tout de la culture qu’on vit ici même. Des artistes qui envoient, des individus qui s’expriment, de l’art sous toutes ses formes et aucun barrage pour vous en priver!! Faites vous plaisir!! Et le Cri se fait un malin plaisir à partager ça avec vous!! Cela dit, l’équipe du CdK commence à fatiguer… fatiguer d’autant de pulse en aussi peu de temps !

Yunita et sa troupe sont sorti de scène et BoSS U reprend le clavier.

Voilà maintenant, Afrileptik qui s’installe. Ils commencent à jouer. Voilà un groupe qui porte bien son nom, Afrileptik. On se croirait, dès les premières notes, transporté en Afrique. Pas n’importe quelle Afrique, celle de Fela.

Imaginez sur scène, une kora, un sax, une flûte traversière et évidemment une formation plus classique de guitare, basse, batterie. Il est presque une heure du matin et je crois qu’il ne va pas falloir beaucoup de temps pour que le public rentre en transe sur les rythmiques épileptiques du groupe. Oui, la soirée de Kassiopée au Flex, ça envoie.

Bon, au Cri du Cagou, on commence à accuser le coup. Un coup de fatigue et aussi une envie de profiter de la soirée.

Alors, nous allons arrêter de parler,nous allons écouter Afrileptik et danser sur DJ charly. Vous ne connaitrez pas la fin de la soirée. Tant pis pour vous, il fallait venir !

Tata bisous



Chapitre Télé du Cagou par BoSS U le 12 mai 2012

Au lendemain des commémorations du 8 mai, ou presque, le cri du cagou revient sur l’implication de la Nouvelle-Calédonie lors de la seconde guerre mondiale avec ce document exceptionnel.

Ce film sobrement intitulé « US Army film FB-34″ est aujourd’hui dans le domaine public. Ce film réalisé en 1942 par le département de la défense montre l’accueil réservé par les calédoniens à l’armée U.S.

Trêve de blabla, place aux images.

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Image de prévisualisation YouTube


Chapitre Sorties du cagou par BoSS U le 12 mai 2012


Samedi 12 mai, de 14h à 17h

Un samedi par mois, sur une thématique différente, la manifestation Oazik’s, réalisée en collaboration avec le café musiques le Mouv’, met en avant la jeune création musicale du pays.

FROG (pop rock), Gayulaz New Generation (kaneka) et Talahaulogo (musique wallisienne) sont sur scène ce samedi 12 mai. Carte blanche est également donnée à l’association de jeunes slameurs MétisSlam.

Oazik’s est aussi un après-midi au cours duquel est organisée Kultur’Box, notre bourse culturelle, avec de nombreux stands d’échange, de vente ou d’achat d’objets culturels, d’ouvrages, de collections…

Programme :

 LE COLLECTIF METISSLAM (slam) – 14h

 

photo : Dell’Erba

MétisSlam, c’est une fine équipe de poètes passionnés, qui ont à coeur de partager leur fantaisie, leur peine, leur révolte ou leur espoir par les mots. Ils s’appellent Simane, Jacques, Lyncey, Israëla, Thierry…

Ils ont entre 12 et 26 ans pour la plupart, et c’est entre les murs du Rex que leurs chemins se sont croisés, autour de la danse d’abord. De l’échange des mouvements à celui des mots, il n’a fallu qu’un murmure.

Avec Paul Wamo puis Fanny Battaglino, les premiers slams griffonnés pendant leur atelier de perfectionnement les ont conduits jusque sur scène, où ils ont brillé d’originalité et de créativité lors du grand concours de Slam en 2011.

Cette année, et toujours dans la poursuite de notre mission de médiation auprès du jeune public et d’accompagnement des talents émergeants, carte blanche sera donnée au collectif lors des K’Fés Concerts Oazik’s et Kultur’ Box qui jalonneront la saison afin qu’ils disposent de cet espace comme d’un véritable laboratoire d’expression.

FROG (pop rock) – 14h20

 

Ils se sont rencontrés en 2009, un soir de délire musical au Bohème. D’un côté, un guitariste inventif qui chantait des histoires loufoques, de l’autre des musiciens débordants d’énergie.Le groupe Fred-Et-Les-Ogres était né.

Quelques dizaines de concerts plus tard, nous les retrouvons sous le nouveau nom de Frog, toujours aussi dynamiques et sympathiques, présentant leur premier CD enregistré chez Mangrove en 2011, « Je cherche ».

Frog nous présente aujourd’hui, quelques titres incontournables au rythme festif, mêlant le rock, le ska, le reggae, la salsa et les mélodies celtiques.

GAYULAZ NEW GENERATION (kaneka) – 15h10

 

Derrière l’ancienneté de ce nom, découvrons un nouveau groupe venant de Nang, à Lifou. Au nom principal, a été associée la marque de leur empreinte : New Generation, qui les différencie de toutes les formations homonymes qui se sont succédées depuis la fin des années 70’s. Le long parcours de Gayulaz, sa longue histoire et sa position de référence dans l’histoire du style kaneka, ont poussé ces jeunes musiciens à choisir le nom de leur groupe.

Leur premier album ADRIANA, du prénom de l’ex-épouse du footballeur de haut niveau, a été choisi en raison des origines maternelles (Nang) de Christian « Lali » KAREMBEU.

Le message principal de Gayulaz New Generation, est que la discipline, le respect et l’attention que l’on porte à sa « coutume » sont les secrets de la réussite. Diversité pour la richesse… plus qu’un dogme, un style de vie!

TALAHAULOGO (musique wallisienne) – 16h

 

Bien ancré dans le paysage de la musique locale, le groupe TALAHAULOGO est aussi une référence de choix aux îles Wallis-et-Futuna. Sur scène comme au travers de tous leurs albums, ce groupe sait affirmer à chaque prestation chantée ou dansée, son identité océanienne.

Atelemo, le leader et compositeur principal du groupe, avec presque 20 ans de carrière dans la musique, s’illustre sur plusieurs plateaux. Passionné, son talent exceptionnel l’emmènera en juillet 2009 aux portes de La Rochelle, où il va laisser exploser sa créativité et son enthousiasme pour la musique, et déclencher enfin le détonateur qui va révéler ce groupe venu des îles du Pacifique.

Les projets se multiplient, avec la sortie notamment d’un DVD Live au Mont-Dore, et la sortie de l’opus Talahaulogi Atelemo, Le Messager. Avec le charme des sonorités du fenua, TALAHAULOGO vous emmènera en pirogue vers ses rivages natals et aussi à la découverte du monde…



Chapitre Histoires courtes par G. le 11 mai 2012

Et si aujourd’hui, nous étions à la veille d’un week-end et si nous disions qu’il était 17h14. Alors ? Ça donnerai quoi ? Et bien un nouvel épisode de notre feuilleton hebdomadaire : Momo le chibré. En plus, nous avons compris d’ou le bonhomme tenait son surnom. Et bien, c’est le moment de retrouver la suite.

Vous avez loupé le début ?

Les aventures de Momo le chibré. (feuilleton, 1), Les aventures de Momo le chibré (la suite. 2)Les aventures de Momo le chibré. (3, la suite de la suite),

On descend un petit talweg encombré de goyaviers dans le jour naissant, les deux kanaks et moi.

Chanel a un douze, avec de la Brenneke dedans, Doui porte une 270 Winchester, il va pieds nus, Chanel.

Ils m’ont filé un 22 long rifle, un cinq-cinq quoi…. Je me demande ce que je vais bien pouvoir en foutre, ils doivent faire les notous d’habitude, avec ça.

On marche bien, on a attaqué par une colline, quand j’ai demandé où on allait. Ils m’ont dit « Beiin, chez mon con… Il a du pâturage, c’est là que les cerfs i’vont… »

Quand je suis arrivé à la tribu avec mon fourgon, à cinq heures, ils étaient prêts, ils finissaient de boire le café. On a pris la 404 bâchée, je suis monté derrière avec les flingots.

On a aperçu la mer, en descendant, une petite rivière serpente dans la vallée qui commence à s’éclairer. On marche encore un peu, et nous voilà rendus au sommet d’une petite crête, Doui se baisse brusquement puis se met à genoux, nous l’imitons.

A une centaine de mètres de nous en contrebas trois biches sont là, avec trois jeunes faons, et deux jeunes de l’année dernière. Elles ne nous voient pas, nous avons le soleil dans le dos, et le vent de face.

Couché dans l’herbe, Doui épaule sa carabine et vise.

Je ne réfléchis plus, il n’y a pas à réfléchir.

J’ai un objectif qui me fait face, guidon, grain d’orge, objectif.

Parfaitement alignés. Ordre de faire feu?

Quand j’ai entendu la détonation de la carabine de Doui, la mienne n’a pas bougé d’un dixième de millimètre.

Quelques grammes de pression sur la queue de détente, et l’autre en face est mort. Ou pas. C’est tout ou rien. One shot, one kill.

Doui est estomaqué, on a eu du mal à les faire, les cents mètres dans les cassis, mais on les a faits vite quand même.

Rapidement on a saigné les bêtes, et on les a éviscérées.

On a pas le temps de dépecer, bien sûr, mais on laisse tout ce qui ne sert à rien, tête, boyaux.

-L’eencuuléé, mais t’as tiré lui en boute dans la tête, juste entre les deux yeux… l’eencuuléé… Eh, mais comment t’as su que j’allais tirer l’aut’?

-Il était de profil, plus facile…

Chanel a pris la Winchester, il a son douze en bandoulière, Doui et moi avons pris un bestiau chacun, j’ai gardé mon arme, question d’habitude, ou de principe, va savoir.

On marche, le soleil est là, qui tape, et maintenant on l’a en face. Un bruit de moteur, qui s’arrête. Un coup de feu qui claque au loin. Pii! Tii! Youu!… Longue portée. L’écho dans la vallée, dans les talwegs, déchirant le calme, partout.

-L’eenculé, c’est mon con… cours, cours!…

Alors on a couru, mais on a pas lâché la viande, j’ai avis que ces gars là chassent pas pour s’amuser.

On a couru, et quand c’est devenu à pic, on a continué à courir.

Quand on court des fois on réfléchit pas, parce qu’il ne faut pas réfléchir, il faut être aux aguets, voir où on met chaque pied, une cheville tordue et c’est la mort.

On a pas à réfléchir, on cherche à optimiser chaque foulée, à transcender chaque millilitre d’oxygène. Courir. Ou mourir.

Afghanistan. J’ai Nono sur mon dos, c’est Rouquin qui porte mon sac, ça abreuve de partout derrière nous, ils nous ont débusqué au petit matin, ça faisait trop longtemps qu’on était là.

Il est mort Nono, mon frère, on a fait nos classes ensemble.

Il est mort et je le ramène. Parce qu’il faut.

Il ne pèse rien sur mes épaules, mon ami, mon frère.

Je cours.

« La mission est sacrée, tu te dois de l’accomplir jusqu’au bout, au combat tu n’abandonnes ni tes morts, ni tes blessés, ni tes armes. »

Combien de fois au garde à vous au camp Raffalli, à Calvi, je l’ai beuglé en choeur ce serment…

Nono, lui, je lui l’ai connu quand je suis rentré dans la Marine, ensuite on était sur la filière afghane ensemble, à dégommer les talibans qui passaient la frontière.

J’ai arrêté de courir, pour me repérer, et pour voir si les autres suivaient. Chanel porte le cerf, Doui porte les fusils, il a l’air exténué.

-C’est bon, là, même avec son Land i’ peut pas nous rattraper… Eh, mais l’eencuulé, tu cours bien toi mon con…

-Je fais du sport…

On a chargé les deux bêtes dans la benne de la camionnette, je suis monté derrière avec mon fusil, à notre arrivée la tribu est bien réveillée, chacun vaque, s’affaire…

La vieille nous accueille en souriant de tous ses chicots, on va boire le café…

Nana est là, qui vient nonchalamment s’asseoir à notre table.

-C’est qui qu’a tiré?

-C’est nous deux… eh tu connais, lui, là, c’est un booon tireur mon mec…

-Aah ouuiii?… elle minaude…

Le cousin en prend ombrage, « Eh t’as pas du travail à faire, toi?

-Je te signale que pendant que toi le soir tu regardes la télé, moi je travaille, alors là je me repose…

-Tu travailles à quelle heure? Elle me demande.

-Dix heures. Je la regarde.

-Eeheh, moi aussi, tu m’emmènes avec ton fourgon?

-Si tu veux, mais il faut qu’on parte un peu plus tôt, que je puisse me doucher.

Sous sa belle peau noire je suis sûr qu’elle a rougi.

(Tata. A vendredi, 17h14)